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Revue de Presse

DES MEDECINS QUI REFUSENT DE SOIGNER


Afin de vérifier que les patients pris en charge par la CMU-C n'étaient pas l'objet de discriminations des associations ont conduit une opération de testing auprès d'un échantillon constitué de médecins spécialistes exercant en secteur 2.

Résultats nationaux du Testing :
73% des médecins interrogés dans 11 grandes villes, acceptent des patients Cmu,
22% les refusent,
et 5% les prennent sous conditions.

Les réultat nationaux de cette nouvelle enquête sont très contrastés d'une ville à l'autre. Il semble que le taux de refus de prendre les demandes de rendez-vous formulées par un patient bénéficiaire de la CMU-C, soit corrélé à la densité des médecins spécialistes dans un territoire donné et à la présence ou non d'une offre hospitalière plutôt qu'au nombre des patients CMU-C dans la patientèle totale.
Des données aussi plus culturelles doivent être prises en compte (refus de l'altérité sociale) faute de quoi on ne pourrait pas comprendre les très mauvais résultats de Paris et singulièrement dans les quartiers dits bourgeois.

Comme le dit l'enquête "la fréquence des refus de soins croit à mesure que le niveau de richesse de la patientèle augmente".
Dans la capitale "le refus de soins" grimpe jusqu'à 65% en gastro-entérologie ou encore 40% en dermatologie. En comparaison ces proportions tombent respectivement à 20% et 0% à Bordeaux.
Dans une ville comme Strasbourg, les enquêteurs n'ont enregistré aucun refus de soins sur huit des neuf spécialistés interrogés. Rouen, quant à elle, se distingue par le refus total (100%) des cardiologues de prendre en consultation des patients CMU-C alors que les autres spécialités ont accepté tous les rendez-vous demandés.
Selon une enquête complémentaire, réalisée par le CISS auprès des caisses primaires d'assurance maladie, ces refus de soins ne donnent lieu à pratiquement aucun dépôt de plainte.
S'il est toujours possible de contester la rigueur scientifique des opérations de testing, ce que fait à chaque fois la CSMF, il faut néanmoins remarquer que les résultats obtenus par cette enquête CISS, FNATH et UNAF, confirment les enseignements du sondage LH2/CISS réalisé en février 2009 mais aussi ceux de l'enquête diligentée par le Fonds CMU et publiée en Juin 2006.
Ici, les enquêtes se suivent et se ressemblent.

Les résultats nationaux de cette nouvelle enquête


Le 25/06/2010


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